Manesh, Stefan Platteau

Publié le par Miss Charity

Manesh, Stefan Platteau

Cela faisait un petit moment que je tournais autour de cette série imaginée par Stefan Platteau, lauréat du prix Imaginales en 2015 (tout comme Estelle Faye pour la jeunesse), et j'ai donc mis ce livre sur ma liste de cadeau d'anniv'. Comme je n'avais pas lu d'heroic fantasy pour adultes depuis bien longtemps, je me suis plongée presque avec avidité (si, si) dans ce Manesh, premier volume du Sentier des Astres, qui est une trilogie, thank god ! Mon problème principal avec l'heroic fantasy, ce sont les séries à rallonge, de plus de dix volumes ... J'ai abandonné lâcheusement L'épée de vérité (15 volumes) même si j'avais adoré les premiers tomes, idem pour Le Trône de fer, mais ça, c'est aussi en partie parce que je regarde la série à la télé. Mais je ne sais pas si j'aurais eu le courage de tout engloutir et de tout mémoriser, avec l'âge, ma mémoire de poisson rouge ne s'améliore pas.

Bref.

Manesh raconte une quête. Deux bateaux menées par le capitaine Rana remontent le fleuve Framar, pour trouver un Oracle, appelé le Roi-diseur. Ils repêchent dans l'eau le corps d'un homme bien mal en point. Le récit s'articule autour de deux narrateurs : Manesh, l'homme sauvé des eaux, qui raconte son histoire, et Fintan Calathynn, un barde qui fait partie de l'équipage. Manesh dit être un bâtard, pourtant ses origines semblent plus mystérieuses qu'il veut le laisser croire... L'histoire de ce premier volume amène le lecteur à connaître les origines de Manesh mais aussi les raisons de ce voyage sur le fleuve... Et je me suis donc laissée piéger. 

Comment voulez-vous vous plonger dans vos devoirs de vacances de rentrée littéraire avec un livre pareil entre les mains ? Impossible. Stefan Platteau a imaginé une histoire foisonnante, avec bien-sûr les codes "classiques" de l'heroic fantasy (des dieux, des hommes, une quête, un monde très inspiré du Moyen-Âge, etc.), bourrée de références mythologiques, celtique naturellement, mais il y en a plein d'autres, comme l'auteur l'évoque dans cette interview. Le Semeur de feu, ou l'Errant, ce géant oublié sur lequel insiste beaucoup l'histoire, me fait penser au dieu-cerf du dessin animé Princesse Mononoké, même si ce dernier a un côté moins solaire. 

C'est difficile d'écrire quelque chose d'original en heroic fantasy et l'auteur y est arrivé car c'est un conteur extraordinaire, un barde des temps modernes ! J'ai hâte de lire la suite - Shakti, le deuxième volume, est paru - d'autant plus que les personnages féminins y prennent plus d'ampleur. Alors vite la suite !!!

-> Manesh - Le sentiers des Astres volume 1, Stefan Platteau, éditions Les Moutons Électriques (grand format) et J'ai Lu (poche), 24€ ou 9.90€. Un conseil, si vous aimez les belles éditions et que vos finances vous le permettent, achetez l'édition en grand format, pas si chère que cela étant donné que les livres édités par Les Moutons Électriques sont de beaux objets, ce qui est le cas pour cette série.

-> Site de l'éditeur.

Dans la forêt profonde vit une créature très ancienne, un géant. Cet être fabuleux est bien plus âgé que les arbres les plus vénérables de ce pays. On le dit haut comme quatre hommes, brillant comme le bronze, puissant comme le chêne, et plus sages que trente sorciers. Les gens par ici l'appellent : le Semeur de feu. Il appartient à l'antique race solaire, le légendaire peuple du roi Samath.
On ne voit plus de telles créatures aujourd'hui. Pourtant, jadis, ses semblables régnaient sur toutes les contrées de l'Héritage. Mais la plupart périrent au cours de la Gigantomachie - la longue guerre contre les dieux du Vintou ; et par la suite d'autres les traquèrent, les mirent à mort ou les chassèrent loin au Nord du monde. Dans ce pays, seul nous est resté le Semeur de feu."

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