La constellation du chien, Peter Heller

Publié le par Miss Charity

La constellation du chien, Peter Heller

Comme j'avais adoré son dernier livre Peindre, pêcher et laisser mourir, je me suis empressée de dévorer La Constellation du Chien , le premier livre de Peter Heller. Et quel bonheur !

La Fin de Toute Chose... Une grippe a ravagé une grande partie de la population mondiale, puis une maladie du sang a commencé à contaminer les survivants. Nous sommes aux États-Unis, et cela fait neuf ans qu'Hig vit isolé sur un ancien aérodrome, en compagnie d'un autre survivant, Bangley, un cow-boy bourru. Il n'y a plus de vie "civilisée". Parfois, ils sont attaqués par d'autres survivants en quête d'essence ou de nourriture. Alors Hig et Bangley vivent comme des retranchés et ils ont réuni leurs forces : Hig sait piloter et utilise son avion pour repérer d'éventuels intrus et Bangley dispose d'un stock d'armes bien garni. De temps en temps Hig s'accorde une escapade en partant pêcher avec son chien Jasper, même si cela peut s'avérer dangereux.

Mais le stock d'essence dont ils disposent n'est pas inépuisable et un jour, Hig ne pourra plus décoller. Alors que faire ? Parfois, Hig capte des appels via la radio de l'aérodrome...

Dans cette ambiance de fin du monde (ou de recommencement ?),  Peter Heller excelle dans sa manière de décrire l'humain. Hig est un philosophe,  un poète aimant la nature et la simplicité des choses, et qui trouve la sérénité dans ses parties de pêche accompagné de son chien Jasper. Un humain très "jimharrisonnien" en quelque sorte. Rien que pour ça, lisez vite ce petit trésor.

-> La constellation du chien, Peter Heller, Actes Sud Babel, traduit de l'anglais par Céline Leroy, 9.70€.

-> Site de l'éditeur.

A l'époque, alors que je pêchais avec Jasper dans la Sulphur, il m'arrivait d'atteindre ma limite. Je veux dire que j'avais l'impression que mon cœur allait exploser. Pas se briser, mais exploser, c'est différent. À croire qu'il était impossible de contenir tant de beauté. Pas qu'une question de beauté, c'était pas ça non plus. Quelque chose lié à ma place ici-bas. Ce petit coude de pierres lisses, les falaises inclinées. L'odeur des épicéas. La petite truite fardée qui fait des ronds tranquilles dans l'eau noire d'un étang. Et même pas besoin de dire merci. Être simplement. Un poisson simplement. Remonter simplement la rivière, l'obscurité, le froid, tout ceci n'étant qu'un pan d'une même choses. De moi, en quelque sorte.

Extrait page 22

Version Prisma, filtre "Tears"

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