Steamboat, Craig Johnson, Gallmeister

Publié le par Miss Charity

"- Vol insensé... Peut-être qu'on devrait peindre ces deux mots sur les flancs du vieux Steamboat."

En guise de cadeau de Noël avant l'heure, les éditions Gallmeister nous offre une longue nouvelle de Craig Johnson. Et quel cadeau ! 

C'est la veille de Noël et le Shérif Walt Longmire s'apprête à relire Le chant de Noël de Dickens, comme il le fait chaque année. Mais une jeune femme va venir troubler sa tranquillité. Elle cherche à rencontrer Lucian Connelly, l'ancien shérif que Walt a remplacé. En prononçant le mot "Steamboat", elle va faire replonger Walt presque trente ans en arrière, lors de sa première nuit de Noël en tant que shérif, une nuit qu'il n'oubliera jamais.

Un terrible accident de voiture a eu lieu, ne laissant comme survivantes qu'une vieille grand-mère japonaise et sa petite fille, Amaterasu. Celle-ci souffre de graves brûlures et doit être emmenée d'urgence à l'hôpital de Denver. Mais une terrible tempête s'est abattu sur le Wyoming et aucun hélicoptère ne peut décoller...

Walt n'a qu'une solution : utiliser une relique, surnommé Steamboat, un de ces avions utilisés pendant la guerre du Pacifique. Et un seul homme est capable de le conduire, puisqu'il était pilote pendant cette guerre : Lucian Connelly.

Un vol insensé si l'on en croit l'âge de l'avion, ses freins qui flanchent et ses trous dans le réservoir, et les conditions climatiques apocalyptiques, mais Walt n'a pas le choix et Lucian est assez dingue pour le suivre dans cette aventure...

Steamboat est un texte très court mais il garde la même magie et la même humanité que les autres romans de Craig Johnson. Aors régalez-vous vite de ce petit marron glacé avant les fêtes ! 

-> Steamboat, Craig Johnson, traduit de l'américain par Sophie Aslanides, éditions Gallmeister, 21,50€.

-> Site de l'éditeur.

Steamboat, Craig Johnson, Gallmeister

Steamboat n'avait pas fait ses débuts ici, ni sur les écussons des gardes nationaux du Wyoming qui avaient servi dans le 148e régiment d'artillerie de campagne pendant la Première Guerre Mondiale, mais plutôt comme un poulain né sur le ranch Franck Ross à côté de Chugwater, dans le Wyoming., de l'union d'un énorme étalon percheron et d'une jument mexicaine au sang chaud. En bon fils de ses parents, il devint puissant, tellement puissant, en fait, que lors de sa castration, il se tapa la tête si fort sur le sol qu'il se brisa un morceau de cartilage du nez, et il produisait un bruit de sifflement distinctif lorsqu'il respirait, d'où son nom : Steamboat.
Pour de nombreux cow-boys de rodéo, ce sifflement fut la dernière chose qu'ils entendirent avant de toucher le sol.
D'un noir uniforme à l'exception de trois chaussettes blanches, le cheval défila dans des parades et se produisit au Wild West Show, où il était connu pour suivre la musique que les orchestres jouaient ; malgré sa docilité lorsqu'il était manipulé, il y avait une chose qu'il ne pouvait supporter - les cavaliers.

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